Apprendre à connaître son sol Agrandir l'image

Apprendre à connaître son sol

http://www.grainedejardin.fr/

Nouveau produit

En savoir plus

A la fois support et source de nourriture pour les plantes, le sol est un milieu complexe. Et à moins de faire venir des camions entiers de terre végétale, le jardinier doit composer avec la terre de son jardin.
Il est difficile de changer le sol de son jardin, mais il est possible de s’y adapter en choisissant les bonnes techniques de travail du sol, la bonne fertilisation…

Un sol se caractérise par différentes notions :

1.       Sa texture

Soit la taille et la nature des particules de terre.
On dit d’un sol qu’il est plus ou moins léger ou lourd, selon qu’il se compacte facilement (il colle en cas de pluie) ou qu’il se délite.

2.       Son pH ou acidité

Un milieu est neutre quand son pH est de 7. En dessous, il est acide, au-dessus, il est basique (ou alcalin). Les sols calcaires sont en général basiques, alors que les sols sableux ou très riches en matière organique (humus) sont plutôt acides.
La plupart des plantes s’accommodent d’un pH autour de la neutralité. Certaines cependant préfèrent les terres acides (plantes acidophiles) ou au contraire calcaires.

3.      Sa richesse en matière organique ou humus  :

La matière organique regroupe l’ensemble des matières d’origines végétale ou animale, qui vont se décomposer petit à petit dans le sol sous l’effet des bactéries et mettre ainsi à la disposition des plantes les éléments nutritifs qui les composent. La matière organique décomposée, aussi appelée « humus », joue un rôle primordial dans l’équilibre du sol.

Analyse physique de votre  sol :

Le sol se compose de matériaux de différentes granulométries :

 L’argile : cette roche pâteuse, collante, retient l’eau et donne de la cohésion aux particules du sol. Elle joue un rôle important dans la fixation des engrais autour des racines.

• Le calcaire : formé de carbonate de chaux, il neutralise l’acidité de la terre et sert d’aliment aux plantes. Il aide la décomposition des matières organiques et rend les engrais plus facilement assimilables.

• Le sable : fluide, instable, il allège les sols lourds et compacts, en favorisant la pénétration de l’air, de l’eau et des engrais.

 L’humus : il est le résultat de la décomposition des débris végétaux par les micro-organismes vivants du sol. Grace à lui, la matière organique, non assimilable par les plantes, est transformée en éléments minéraux, base de leur nourriture.

Le pourcentage de ces différents composants caractérise le type de sol.

  • Quelques techniques permettant d’apprécier la qualité de votre sol :

1.      « A l’oeil »

Après avoir prélevé un échantillon de terre, examinez la terre extraite. Si elle est de couleur foncée de structure grumeleuse avec des restes de débris végétaux, on a un sol riche en humus. Si elle est de couleur blanchâtre, le sol est plutôt riche en argile.
Malaxez une poignée de terre et laissez-la tomber sur un sol dur :

1. La motte tombe intacte et reste agglomérée, le sol est riche en argile.

2. Elle ne s’agglomère pas et s’effrite facilement, le sol est riche en sable.

3. La motte s’agglomère mais se brise en tombant par terre, le sol est plus ou moins proche de la terre franche de composition idéale.

Voir la vidéo

Si vous arrivez à faire une boule, constituez un boudin de terre. Si ce dernier mesure 3 cm avant de se briser en morceau, votre terre est un peu argileuse. Si votre boudin atteint 6 cm avant de se briser c’est que le sol est très argileux et collant. 

2.      Le test de la « bouteille »

Remplissez à moitié d’eau un bocal d’environ un litre et remplissez l’autre moitié avec la terre à analyser. Fermez le bocal et agitez vigoureusement pour bien mélanger le sol à analyser avec l’eau.

Laissez la terre dans le bocal se déposer, cela peut prendre de 3 à 12 heures selon le type de sols. Mesurez chacune des couches de dépôts par rapport à la hauteur totale du sol dans le bocal.

Le sable se dépose en premier au fond.

La couche arable et l’humus se dépose au milieu.

L’argile fine et lisse se dépose sur le dessus.

La terre « idéale » se compose de :

65% de sable, 30% d’éléments fins (argile, limon) et 5% d’humus. 

 Analyse chimique du sol – le pH :

Pour une mesure précise du pH vous trouverez des tests dans le commerce vous permettant de mesurer précisément l’acidité du sol.

Pour vous faire une idée de l’acidité de votre sol vous pouvez plus simplement utiliser du vinaigre :
Dans un verre, disposez quelques cuillérées de terre puis versez du vinaigre. Plus les bouillonnements sont importants et plus votre sol est calcaire. S’il n’y a pas de réaction, la terre est acide.

  • Rectifier le pH :

Au sol trop acide, appliquer de la chaux, à raison de 10 kg/are pendant 2 ans. Cet apport se fera en novembre pour ne pas nuire aux cultures. S’il fallait apporter de la chaux au printemps ou en été, utiliser la marne calcaire. Il convient de ne pas excéder la dose, car la chaux mange l’humus et appauvrit donc le sol.

Si le sol contient trop de calcaire, on lui donnera du soufre à raison de 2,5kg / are. On peut augmenter le volume en y ajoutant du sable de Rhin sec. Le résultat ne se fera sentir qu’après 2 à 3 ans.

Les Plantes indicatrices du type de sol :

Les plantes qui poussent spontanément sont les meilleures indicatrices de la nature et de la qualité du sol.

Une espèce n’a de valeur indicatrice que si elle est relativement bien représentée sur votre terrain, un seul individu ne saurait être représentatif. 

Quelques exemples :

  1. 1. Plantes des milieux assez riches

Ces plantes préfèrent les sols saturés et assez riches en azote.

Benoîte commune, Bugle rampante, Ficaire fausse renoncule , Gouet d’Italie, Primevère acaule, Ortie, Gratteron, Lamier, Bourrache, Véronique, Mouron des oiseaux, Cirse champêtre, Fumeterre, Laiteron, Pissenlit, Séneçon. 

1. 2. Plantes des milieux acides

Asphodèle, Fougère aigle, Germandrée scorodoine, Houlque molle, Luzule des champs, Mélampyre des prés, Millepertuis élégant, Néflier, Sabline des montagnes, Espargoutte, Oseille, Plantain, Renouée des oiseaux, Callune, Bruyère, Bouleaux, Genêt à balai, Ajonc, Châtaignier, Chrysanthème des moissons, Digitale, Mousse, Myrtillier, Pin sylvestre, Pin maritime, Prêle, Ravenelle

  1. 3. Plantes des milieux neutres

Ces espèces sont présentes sur une large gamme de sols, mais leur abondance est maximale lorsque le pH est proche de la neutralité.

Aspérule odorante, Circée de Paris, Dryoptérix écailleux, Euphorbe faux amandier, Laîche des bois, Mélique uniflores, Millet diffus, Parisette, Stellaire holostée, Véronique des montagnes

  1. 4. Plantes des milieux riches et frais

Ail des ours, Alliaire, Cardamine des prés, Epiaire des bois, Gaillet gratteron, Géranium herbe à Robert, Groseiller à maquereau, Lierre terrestre, Ornithogale des Pyrénées, Ortie dioïque, Sureau noir

  1. 5. Plantes des milieux riches en calcaire

Clématite vigne blanche, Tamier commun, Viorne lantane     

 
 

 

 

  1. 6. Plantes des milieux gorgés d’eau (hygrophiles)

Gaillet palustre, Iris faux acore, Laîche des marais, Laîche des rives, Lysimaque commune, Phragmite commun, Populage des marais, Scutellaire casquée, Valériane dioïque  

7. Plantes des milieux très acides

Ces plantes poussent sur des sols très pauvres en éléments nutritifs, au pH très bas.
Callune, Canche, Dicrane en balais, Laîche à pilules, Leucobryum glauque, Molinie bleue, Myrtille

  1. 8. Plantes des milieux peu acides

Atrichie ondulée, Chèvrefeuille des bois, Fougère femelle, Galéopsis tétrahit, Lamier jaune, Luzule de Forster, Oxalide petite oseille, Sceau de Salomon,Scrofulaire noueuse, Véronique officinale

  1. 9. Plantes des milieux assez riches en calcium

Brachypode des bois, Camérisier à balais, Campanule gantelée, Cornouiller sanguin, Erable champêtre, Fusain d’Europe, Laîche glauque, Mercuriale pérenne,Troène

  1. 10. Plantes des milieux humides

Ces plantes trouvent leur optimum sur les sols temporairement engorgés, restant frais l’été.

Angélique des bois, Aulne glutineux, Douce amère, Eupatoire chanvrine, Houblon, Laîche espacée, Laîche penchée, Oseille sanguine, Pâturin commun, Reine des prés, Renoncule rampante, Valériane officinale rampante

  1. 11. Plantes des milieux très acides et engorgés

Ces plantes poussent dans des milieux mouilleux au pH acide.

Bruyère à quatre angles, Osmonde royale, Piment royal, Polytric commun, Sphaignes

Les différents types de sol :

  1. Terre argileuse

Elle forme de grosses mottes lourdes, compactes, qui collent aux outils lorsqu’on la travaille. Imperméable, très humide, elle se crevasse lorsqu’elle s’assèche.

Avantages : la retenue d’eau, qui évite le dessèchement trop rapide des cultures. Attention, la pénétration de l’eau lors des pluies violentes, surtout en été lorsque le sol est bien sec, s’avère parfois problématique.

Inconvénients : difficile à travailler ! En outre, son réchauffement est long à la sortie de l’hiver, d’où des risques en cas de gel, augmentés par la forte teneur en eau.

Cultures appropriées:

-          Légumes : Aubergine, Betterave, Chou, Courge, Haricot, Laitue, Melon, Poireau, Tomate, Chicorée, Epinard, Menthe, Oseille, Pois, Rhubarbe

-          Fruitiers : Cassissier, Framboisier, Groseillier, Kaki, Poirier, Prunier

Quel amendement ?
Apportez à votre terre argileuse des amendements sableux (sous forme de sable) ou du fumier qui allègent et augmentent la perméabilité des sols lourds et compacts. Votre sol sera plus léger, plus souple, plus riche et plus facile à travailler. Il se craquera moins au soleil.

Enfouissez ces amendements lors des labours d’automne, sans briser les mottes pour que les actions de tel et de dégel contribuent à les ameublir. Pour éviter que l’eau ne stagne, installez un système de drainage qui évacuera le surplus d’humidité. Tous les deux ou trois ans, épandez de la chaux éteinte pour améliorer leur structure, incorporée par un labour ou avec une motobineuse.

2.       Terre sableuse

Elle est très instable, d’où un manque de cohésion. L’eau est difficilement retenue, ce qui oblige à de fréquents arrosages en été. De même, les engrais migrent vite vers le sous-sol. C’est une terre peu fertile. Par contre, elle est facile à travailler. Plutôt acide, elle est propice aux plantes acidophiles.

Avantages : très perméable à l’eau et à l’air, il se réchauffe rapidement.

Inconvénients : en été, il va avoir tendance à sécher très rapidement. D’où des besoins assez importants en arrosage. Par ailleurs, comme il retient mal les éléments fertilisant, il faudra régulièrement amender le sol pour que les cultures ne l’épuisent pas complètement.

Cultures appropriées:

-          Légumes : Asperge, Fraisier, Haricot, Oignon, Radis, Salsifis, Ail, Artichaut, Céleri, Ciboulette, Echalote, Estragon, Navet

-          Fruitiers : Figuier, Ronce, Vigne

Quel amendement ?
Les sols sableux sont faciles à amender. Il convient d’utiliser de la chaux, du compost, de l’argile et du fumier pour leur donner de la consistance et limiter l’assèchement des sols. Evitez la tourbe qui augmentera la rétention d’eau mais n’apportera pas d’éléments fertilisants.

En cas d’acidité excessive, épandez de la chaux pour corriger le pH. Cette chaux contribuera à améliorer leur structure physique. Installez un arrosage automatique pour apporter l’eau dès que le besoin s’en fait sentir.

3.       Terre humifère

Un sol humifère est un sol riche en humus (résultat de la décomposition des matières organique d’origine végétale). La terre se caractérise par sa couleur noire ou très sombre. Elle contient beaucoup de débris végétaux, dont souvent des morceaux de bois non décomposés. Cette terre s’avère spongieuse : elle retient très correctement l’eau, sans pour autant devenir imperméable et collante, comme la terre argileuse.

Avantages : Ce sol est très facile à vivre, notamment parce qu’il est se travaille sans effort. Il se réchauffe vite dès qu’arrivent les premiers jours du printemps, favorisant les premiers semis.

Inconvénients : Son acidité interdit la plantation de nombreuses plantes, qui ne pourront s’y acclimater.

Cultures appropriées

-          Légumes : Ail, Céleri, Fraisier, Oseille, Poireau, Pomme de terre, Tomate, Aubergine, Basilic, Cerfeuil, Concombre, Courge, Laitue, Melon, Radis

-          Fruitiers : Airelle, framboisier, myrtille, pommier

Quel amendement ?
Contrairement aux idées reçues, il est plus difficile d’amender une terre trop riche en humus qu’un sol argileux ou sableux.
Ajoutez une petite pelletée de chaux par mètre carré pour corriger son acidité (plus la quantité d’humus est élevée, plus le chaulage doit être espacé). On peut aussi apporter un peu de terre argilo-calcaire et du sable tous les deux ans pour améliorer le drainage.

4.       Terre calcaire

Le sol est blanchâtre, d’aspect crayeux. La terre, légère et claire, se dessèche rapidement en été, avec des craquelures caractéristiques. Autre indicateur : la présence abondante de cailloux, qui remontent en permanence à la surface.

Avantages : ces sols sont perméables à l’eau. Ils se réchauffent plutôt vite au printemps, autorisant les cultures de légumes primeurs. Lorsqu’ils ne sont pas trop humides, ils sont faciles à travailler, notamment à retourner ou à griffer. Enfin, ils facilitent la décomposition rapide des matières organiques. 

Inconvénients : une certaine instabilité, qui favorise la pénétration des gelées. Les éléments fertilisants sont mal retenus, ce qui provoque par exemple la chlorose des feuilles (le calcaire actif gênant l’assimilation du fer par les végétaux). Trop mouillés, ils deviennent boueux et collent sur les outils et sous les pieds. Trop secs, ils sont durs à travailler.

Cultures appropriées

-          Légumes : Aubergine, Carotte, Céleri, Chou, Echalote, Laitue, Oignon, Pois, Pomme de terre, Radis, Salsifis, Tomate, Fève, Persil, Romarin, Sauge, Thym

-          Fruitiers : Noisetier, Noyer, Olivier, Prunier, Vigne

Quel amendement ?
La terre calcaire se corrige avec des amendements comme le compost et du fumier bien décomposé. Ils lui apportent les éléments nutritifs qui feront défaut à vos plantes et améliorent la rétention d’eau.

Vous pouvez également utiliser des engrais verts.
Ajoutez à ces matières organiques des engrais complets qui corrigeront le manque de nourriture. Travaillez le sol et faites vos plantations en automne plutôt qu’au printemps.

Avis

Aucun avis n'a été publié pour le moment.

Donnez votre avis

Apprendre à connaître son sol

Apprendre à connaître son sol

Article Publié par : grainedejardin.fr

5 autres produits dans la même catégorie :